
dimanche, décembre 25, 2005
lundi, novembre 21, 2005
Elle est à L.A. ...
mercredi, novembre 02, 2005
Interview post-Zénith à Numéros 1
dimanche, octobre 23, 2005
Deuxième divorce

dimanche, octobre 02, 2005
dimanche, septembre 18, 2005
Sheila sur une compil américaine

Un autre projet de production extérieure de l’équipe Chic, plus mystérieux celui-là, fut un album pour la chanteuse française à la déjà longue carrière Sheila, et son groupe, B.Devotion, en 1980. Nile Rodgers put y donner libre cours à ses tendances grandiloquentes de guitariste, comme en témoigne Mayday , qui inclut un long solo qui débute à 1 minute 40 et ne faiblit pas un instant pendant les deux minutes restantes, dans une débauche d’effets rétro en boucle. La chanson se fait aussi remarquer de par sa longue métaphore sur l’impuissance masculine (« Mon moteur refroidit, j’ai une fuite d’huile, si je me crashe c’est parce que tu ne parviens pas à sortir ton train d’atterrissage »), sans parler d un « signal de détresse qui patauge » qui ne dit rien qui vaille non plus !
Mayday n’était cependant pas la première fois que Sheila tentait de fusionner Rock et Disco. En 1978, son simple uniquement destiné au marché européen, You light my fire, associe déjà une tonitruante rythmique Disco à la basse à de puissants accords claquants qui n’auraient pas été déplacés sur un disque des Bad Company. Un bref coup d’œil du côté des Spencer Davis Group avec leur Keep on running et quelques cors enthousiastes achèvent de relever l’ensemble. Si seulement Sheila parvenait à injecter un peu plus d’âme à son interprétation lorsqu’elle chante en anglais, ce titre serait un monument de la Dance/Rock.
mardi, septembre 13, 2005
lundi, septembre 12, 2005
Reine du playback?

On note le premier changement pour Sheila dès 1980. Cette année-là la chanteuse sort son album Pilote sur les ondes.Elle venait alors de survoler les 3 années précédentes en chantant dans la langue de Shakespeare,avec les triomphes Disco,et je la soupçonne de n’avoir mieux maîtrisé cette langue que plus tard -période Keith Olsen-....difficile dans ces conditions de chanter en direct..et puis le live n’était pas vraiment la marque de fabrique de ce mouvement musical,et la plupart des stars Disco de l’époque promenaient allègrement leurs playbacks aux 4 coins de l’Europe. Ces années “américaines” s’achèveront d’ailleurs avec le fameux “playback raté de Sheila” sur King of the world. La légende de la chanteuse à playback était déjà installée donc cet incident n’a pas eu d’impact notable sur l’image de la chanteuse je pense. Depuis qu’il a été exhumé des tiroirs de l’INA ce passage nous est régulièrement resservi sur les chaînes de télé. Pourtant ce n’est pas Sheila qui a raté quoique ce soit: c’est la bande son qui s’emballe,se bloque,repart en vitesse 78 tours(la Reine du disco est habituée à un rythme soutenu mais tout de même!) pour finalement rendre l’âme...Sheila ne cherchait pas à faire croire à du direct, ne tenant pas de micro et dansant avec les B Devotion...seulement l’émission, elle, était en direct et donc il a fallu faire face et recommencer...en arrachant au passage le micro des mains de Guy Lux (il eut de la chance de ne pas s'en prendre une au passage) pour parler aux Français...
Donc à partir des années 80 la chanteuse va presque tout le temps chanter en direct devant les Français.Avec la sortie de ce nouvel album, pensé pour la scène, Sheila change d’ailleurs totalement d’optique pour sa promo. Elle apparaît maintenant entourée de musiciens à la télé,et chante en live...bon on entend bien sa voix studio derrière en écho de temps en temps mais c’est un progrès notable(comme pour l'ablation de la 1ère couette on ne veut pas traumatiser sans doute et l'évolution est progressive!). Avec son dernier méga tube Carrère, Et ne la ramène pas en 81, elle s’offre le "luxe" du direct régulièrement à la télé. En 82 elle fera un spécial Champs Elysées où là encore elle chante en semi direct: elle chante réellement mais se doit de prolonger la note en fin de phrase pour masquer sa propre voix studio qui passe derrière, et qu’on peut parfois entendre, notamment sur Glori Gloria. On se demande pourquoi. Sheila est une fille qui chante juste en direct, et qui n’est pas trop limitée vocalement. A côté de ses copines yéyé elle fait même figure de Callas pour ce qui est du coffre!Pour l’avoir entendue souvent à la radio lors des fameux “Chantera chantera pas” des Casino Parade je n’ai aucun doute quant à sa capacité à le faire, je me souviens notamment d’un sublime Les roses blanches qu’elle avait magistralement interprété en montant dans les aigus sans problème apparent. Sheila a-t-elle été complexée par Carrère qui l’avait mal jugée à ce niveau-là? Ou le jugement d’un pays entier qui ne la prenait pas au sérieux (à cause de son absence scénique principalement) a-t-il entamé sa confiance en elle-même?
Les années suivantes, avec notamment le spectacle évènement du Zénith de Paris en 85, vont laisser place à une chanteuse, une vraie. Dans cette nouvelle salle géante elle assure 2 heures de direct intégral, certes pas parfait, elle a encore un peu de mal à contrôler ses aigus un peu criards parfois et pas toujours très justes. De Mon p’tit loup à Vivre mieux elle enchaîne les titres sans problème, et personne ne s’y trompera: ici pas de playback...Accusée de ne pas savoir chanter par certains(les recracheurs de venin qui pour la plupart ne savent même pas de quoi ils parlent techniquement) Sheila ira même jusqu’à clouer les 4000 spectateurs présents en chantant a capella toute une partie du refrain de La vérité qu’on nous ment, sans faillir. Le lendemain la presse,après l’avoir exagérément dénigrée, ira jusqu’à comparer sa voix à celle de Sanson (ce qui est également exagéré, la voix de Véronique étant à l'époque exceptionnelle d'émotion).
Pourtant Sheila a la même voix que sur ses disques. Mais cette fois c’est en pleine lumière et en direct, devant des milliers de spectateurs plus ou moins septiques ,qu’elle pousse la note. Depuis Sheila n’a cessé de progresser sur scène.Sa technique de chant est plus pointue et elle est juste sur l’intégralité du concert.
En 89 à l'Olympia je me suis retrouvé à 2 mètres d'elle et me souviens encore de sa technique de respiration très visible au niveau de la gorge pour un Bang Bang assez haut perché.Un autre titre qui m’a toujours bluffé est Aimer avant de mourir qu’elle a repris sur cette même scène de l’Olympia en 98/99 et un peu partout en tournée. Ce n’est certes pas du Rossini , mais c’est quand même plus délicat à interpréter que Les rois mages. Le titre passe des graves aux aigus pendant plus de 3 minutes. Détentrices de brins de voix s’abstenir. La première fois qu’elle l’a chanté sur scène j’avoue avoir été un peu fébrile dans la salle en attendant les premières envolées aiguës...Me disais "merde elle va pas oser quand même"!Nervosité infondée: elle maîtrise totalement ce titre et finalement met la salle dans sa poche rien qu’avec sa voix à chaque interprétation, où elle apparaît seule dans un rond de lumière, avec un public qui retient son souffle, tandis que le sien enfle pour éclater en une voix puissante. Une autre interprétation de Sheila en direct sur scène très réussie reste celle de Just a gigolo ( Olympia 89).Voix s’amusant entre notes graves et envolées limpides et puissantes le tout sur une tonalité rock et enlevée. Je me souviens d’une Sheila totalement dans son élément lors de ce titre, se lâchant vocalement sans jamais oublier de chanter juste, comme si elle avait toujours fait çà...Il est donc passablement irritant d'entendre quelques ringards ironiser encore aujourd'hui sur son talent de chanteuse(ignares en matière de variété française pour la plupart) après avoir bloqué leur compteur à diffamation sur les années 70! Pour conclure, oui Sheila a beaucoup chanté en playback “honnête” (pas de micro en main) à la télé pendant en gros les 20 premières années de sa carrière, mais à la différence indiscutable de certains autres artistes pourtant davantage respectés ,une fois sur scène , elle est certainement l'une de celles qui utilisent le moins le playback en concert, y compris sur ses ballets, pourtant exigeants physiquement.A ma connaissance et en toute objectivité il n'y eut aucun playback au Zénith ni à l' Olympia 89. En revanche 2/3 titres de la partie Disco(de Spacer à Glori Gloria) en 98/99 furent régulièrement interprétés en playback c'était indéniable. Surtout Sheila assure des titres difficiles en direct: on lui pardonne mieux une tricherie sur Les rois mages quand elle nous gratifie d'un solide Over the rainbow live avec piano!
Pour revenir à l'usage dudit playback, les autres chanteurs de variété de l’époque y avaient également régulièrement recours mais regagnaient en crédibilité en se produisant sur scène, ce qui d’ailleurs n’était pas une garantie de direct loin s 'en faut...! De plus ils passaient tous beaucoup moins souvent que Sheila sur le petit écran. On sait que pour des raisons matérielles (en gros chanter en direct demande de longues répétitions au préalable et des réglages d’ordre technique comme faire une “balance”) l’artiste de toute façon n’avait pas vraiment le choix du direct pour les émissions de télé. Son statut de “Reine de la télé” a-t-il magnifié celui de “Reine du playback”? Pas impossible! La question suivante devrait d’ailleurs sans doute être “ Ce playback était-il nécessaire et justifié?” et là je réponds “non”: elle chantait sans doute mieux (elle l’a largement prouvé depuis) que la plupart de ses consoeurs de l’époque, ex yéyé ou rivales Disco...Après avoir prouvé au Zénith qu'elle avait de la voix et chantait juste Sheila m'a plus récemment encore étonné et séduit avec son interprétation de L' absent sur scène:il y a tout de bien dans cette interprétation:le timbre, la puissance, la fragilité et l'émotion.
mercredi, août 24, 2005
1977: l'année de ma dévotion

Comme l'a dit en d'autres termes Bonini le Disco et Sheila c'était un peu la chronique d'un triomphe annoncé: qui d'autre qu'elle en France aurait pu surfer avec autant de naturel donc de crédibilité sur ce nouveau courant musical? Dalida a l'air gauchement opportuniste, tentant tant bien que mal(plutôt mal d'ailleurs!) de rattraper le rythme de ses nouveaux maxi 45 tours, secouant plus que jamais l'égyptienne crinière pour faire oublier qu'elle ne sait pas bouger son italien derrière, Vartan jure en pointant son index que ça ne l'intéresse pas, ce qui semble être un sentiment réciproque, et de toute façon son image trop fatalement assoupie aurait juré avec ces nouveaux rythmes énergiques, Karen Cheryl s'en tire plutôt bien mais danse comme un macho et ne saura pas s'exporter au-delà de Perpète-la-Galette....Seule Sheila débarque sur tous les plateaux TV avec une aisance et un plaisir évidents...Certes les chorés ne sont pas toujours d'une classe folle (pas sûr du frottement de popotins sur Love me baby!), pourtant restent quelques moments de magie où la chanteuse révèle enfin la vraie danseuse qui vit en elle depuis toujours, comme sur ce complexe pas sauté de côté dans Singin' in the rain...Ce nouveau style de musique donne surtout et enfin l'occasion à l' Auvergnate de presque devenir un objet sexuel(!) : regards bleus éléctrisés échangés avec ses charnels danseurs, bouche entrouverte balayée par une chevelure de plus en plus en blonde, déhanchés de bubble butt moulé dans de coquins shorts...
Au delà de ces considérations sur sa nouvelle image, ce nouveau départ est surtout l'occasion de recruter une dernière génération de Sheilaphiles (dont je fais partie), qui représente aujourd'hui la frange la moins âgée de ses fans. Elle reste la seule chanteuse en France à avoir pénétré le marché hérmétique des clubs, de façon durable (3 ans tout de même, mieux que beaucoup de ces one hit wonders à la Baccara) et s'est offert une carrière mondiale au final, en utilisant une méthode tout à fait unique chez les Françaises:ici on ne se sert pas d'une folklorique image renvoyant à Paris ou autres bérétries tricolores...Avec Sheila il s'agit de tubes et de ventes qui suivent, avec des classements mondiaux qui en attestent: elle se positionne au même niveau que les stars anglo-saxonnes du Disco de l'époque, sans éprouver le besoin de faire une version Crétoise ou Inca de son dernier succès pour se faire adopter par les autochtones:il existe une version unique du morceau et il cartonne tel quel partout. En celà son expérience reste unique et je conçois aisément qu'elle en soit fière 25 ans plus tard.
A un niveau plus personnel ce nouveau virage fut pour moi la révélation que j'attendais sans le savoir.J'hésitais alors vaguement entre Vartan Dalida et Sheila donc (légère fixation sur les blondasses frappées me direz-vous!), et cette année 77 sonna le début d'une longue histoire compliquée et qui refuse de se conclure totalement entre elle et moi, depuis qu'elle fit les premiers pas!
mercredi, août 17, 2005
Sheila dans "Femme" Nov 97

mardi, août 16, 2005
Birthday Girl

jeudi, août 04, 2005
Holidays

vendredi, juillet 29, 2005
L' après Zénith dans Marie-Claire

vendredi, avril 29, 2005
La chanteuse du Jurassique

Enregistré et mixé au Power Studio de New York (sans les bidouillages Parisiens de Bernard Estardy ou le pot de miel tendu par Carrère donc) l'album est surtout l'aboutissement de la collaboration entre la chanteuse et LE groupe Disco/Funk du moment, Chic. C'est aussi la première fois qu' un album de Sheila a un titre précis, contrairement au précédent (même si la version CD le dénommera "Singing in the rain" quelques années plus tard) qui se contentait d'afficher les deux tubes principaux du disque sur la jaquette. Autre nuance: le nom de la chanteuse est enfin séparé par un logique "and" de celui de son groupe B.Devotion(révolution en fait amorcée avec le single "Spacer" quelques mois auparavant)...Personne n'aurait songé à écrire par exemple Bob Marley Wailers donc la petite anomalie syntaxique est rectifiée, ce qui satisfit grandement mon goût pour la précision linguistique! Quant à la calligraphie le nom semble bien être griffonné de la main Chancellienne mais rien n'est sûr...quoique le "S" semble très familier (trop collectionné les dizaines de posters autographiés de Podium que voulez-vous!)...Mais revenons au contenu...8 titres en tout et pour tout: cela fait un peu "light" tout de même, même si l'époque n'était pas aux 14 titres par album en moyenne comme aujourd'hui.
L'album débute avec son seul tube, mais quel tube, puisqu'il s'agit du fameux "Spacer"(version longue) qui a permis à Sheila de laisser loin derrière les autres productions disco françaises de l'époque au niveau du son et de la musique pure. Pendant que d'autres faisaient Tchoo Tchoo en essayant de ne pas louper le train, ou essayaient de prendre des cours de danse tous les lundi et mardi , Sheila, contre toute attente, se mit à faire de la vraie musique, avec du disco de qualité.
Beau coup de Carrère pour une fois, puisque Nile Rodgers déclara plus tard dans une interview à Rock & Folk qu'il avait fini par céder car "Claude le bassinait avec çà et que pour eux c'était l'occasion de travailler pour la 1ère fois avec une chanteuse blanche, et d'en faire plus ou moins ce qu'ils voulaient". Comprendre: Sheila leur servit de brouillon pour d'autres productions à venir , comme l'album "Diana" de Ms Ross la même année. Nile Rodgers déclara quand même être très fier de certains riffs de guitare sur l'album, et qu'il avait entre autre été sûr de la qualité quand Debbie Harry entra un jour en studio alors qu'ils jouaient "Spacer", et après que cette dernière fut immédiatemment séduite par ce qu'elle entendait.
"Spacer" donc. Traduisez par "Homme de l'espace" et par extension "Cosmonaute" ou "Astronaute"...Même si le nom ne figure par dans les dicos d' Oxford le terme n'est pas un barbarisme pour autant, l'écrivain sci fi Isaac Asimov ("I,Robot") l'utilse dès les années 60 dans sa saga "Foundation"...On aurait d'ailleurs préféré que ce fut lui qui écrive également les paroles dudit titre, car celles-ci sont pour le moins indigentes:une vague histoire d'amour inter-galactique entre entre une Terrienne énamourée mais méfiante ( "In our galaxy, you can't trust everyone that you meet"...était-ce déjà autobiographique?!) et un queutard extra-terrestre ("He's a ladies' man") !
Reste la musique, magique et indémodable...comme en attestent les nombreuses reprises depuis 20 ans(la meilleure restant à mon sens celle de Plaything, Into Space). Une intro piano intelligente et empreinte de mélancolie qui s'estompe jusqu'aux premières notes de batterie des musiciens de Chic. Un refrain basé sur la simplicité répétitive, comme la plupart des créations de ce groupe, deux couplets où Sheila revient à ses bons(?) vieux aigus pourtant peu prisés par le groupe(dixit l'intéressée)....non sans avoir exploré ses graves auparavant...Certains auront du mal à reconnaître sa voix, alors qu'elle est facilement identifiable, il suffit de connaître un peu le répertoire de la chanteuse pour réaliser qu'elle a aussi chanté dans ce registre auparavant. Le très sérieux (!) Jours de France avait même écrit "la voix qui sort des enceintes pourrait être celle d'une Noire"!La version longue nous offre un long break guitare/percussions vers la fin du morceau, de toute beauté, que j'ai écouté à fond dans mon premier casque stéréo plus que de raison!Comme chacun ne le sait pas c'est Sheila qui fut l'une des toutes premières en France à tourner son clip, bien avant Mylène, et si le résultat a terriblement vieilli aujourd'hui(ce "lancer de Sheila" par Danny où l'on craint qu'il envoie la chanteuse dans les décors!) il soulignait à l'époque combien la soi-disante petite fille de franchouillards moyens était en fait la plus avant-gardiste de sa bande au niveau audio-visuel...Ce tube fut réellement mondial, sans atteindre les ventes d'un "Born to be alive" certes, mais néanmoins présent partout dans le monde(je me souviens l'avoir entendu régulièrement sur la FM Argentine, dans leur sélection pop internationale) et jusque sur une piste de danse dans un club perdu sur la Péninsule de Valdès en 81!
Le deuxième titre est "Mayday"(signal de détresse qui vient en fait d'un verbe français mal reproduit phonétiquement par les anglo-saxons: "m'aider"!), qui fit l'objet d'un commentaire poussé et détaillé sur la compil américaine "The Disco years vol VI", et où l'auteur de la critique va jusqu'à voir dans le texte de ce titre une allusion à l'impuissance masculine!(The reason why I'm crashing is because you can't raise your landing gear").
On enchaîne avec "Charge plates and credit cards", une ode au crédit sous toutes ses formes et au matérialisme naissant du début de ces 80s...et à nouveau une chanteuse se maintenant dans les aigus, assez poussés d'ailleurs. Une intro très rock à la guitare, et le titre de l'album où la voix de Sheila est le plus mise en avant, avec des aigus revus et corrigés par Chic sans doute:elle pousse la note jusqu'à frôler le dérapage contrôlé. Elle nous y apprend entre autre qu'elle a pris un nom d'emprunt pour masquer son indentité: ce cher Yann Moix n'a-t-il pas déclaré que Sheila était la Romain Gary du Disco?!...("Now I've borrowed an assumed name").
"Misery", à part quelques envolées vocales plaisantes de notre Blanche préférée, se révèle trop répétitif et un peu pénible au final...
Allez on retourne la galette et Sheila nous conte son amour pour un roi du monde automobile, maisi si mais si, la fine guêpe a d'ailleurs vu le drapeau à damier s'abaisser! J'adore ce titre, une guitare intermittente sur toute la fin du morceau donnait là encore une couleur résolument plus rock que funk au morceau, et la voix de déménageur (couplets maintenus dans les graves, un rien trafiqués) de Sheila hors refrain finit de me séduire...Le titre sortit en deuxième single de l'album mais ne pulvérisa pas les hits!
Sheila n'a jamais trop eu les honneurs de la presse mode, et elle prend sa revanche dans le titre suivant, "Cover Girls", d'excellente facture...Meilleur moment:à 2 minutes 25 du morceau la batterie cesse, les guitares enflent , puis la batterie "Chiquienne" reprend:j'attendais toujours ce passage avec anticipation!
Pour finir, deux titres plus soft.
"Your love is good", qui offre un autre et joli break guitare sur la fin, et quelques paroles pour le moins sibyllines: "I drink my coffee from your loving cup"...?En voilà une tasse qu'elle est gentille!Le titre fera l'objet d'un remix très réussi j'avais trouvé en 95 sur la compil des "Années Disco".
"Don't go", qui boucle l'album, était déjà connu puisque sur la face B de "Spacer". Une Sheila qui monte bien haut encore dans les couplets, ce qui une fois encore infirme le fait que les Chic ne voulait pas qu'elle chante dans ce registre. L'accent américain n'est de toute évidence pas un don naturel(du ciel) pour l'Auvergnate de New York(il faudra attendre le prochain album US pour voir une amélioration) ...mais après tout les anglo-saxons affirment souvent craquer pour l'accent Frenchie...(on a bien eu Jeane Manson nous en France!)...Là encore ce titre est sauvé par des percussions lancinantes et prolongées, qui font oublier la banalité du propos.
mardi, avril 12, 2005
mardi, avril 05, 2005
lundi, mars 28, 2005
New Era Spécial Zénith
samedi, mars 19, 2005
vendredi, mars 18, 2005
mercredi, mars 16, 2005
vendredi, mars 04, 2005
Torero au Zénith
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