
Je vous ai épargné le verso, qui montrait un tout autre genre de photos...
Bienvenue sur ce blog consacré à la chanteuse Sheila. Les documents présentés offrent la possibilité de zoomer avec un simple clic.Enfin,vous pouvez parcourir les archives par mois(vous pouvez remonter jusqu'à Décembre 04) dans la marge à droite pour découvrir les documents précédents.Enjoy the ride!
Quant à un éventuel nouvel album l'affaire semble désormais entendue:il n'y en aura plus. A deux reprises Sheila évoque même presque quels nouveaux anciens titres seront retouillés à la sauce acoustique ou autre:Blancs Jaunes Rouges Noirs, et qui sait sans doute deux ou trois titres de l'album Little darlin' !



L'auteur de ce pamphlet peut paraître cruel.Il est surtout mal renseigné et opte pour un raccourci facile mais archi faux:les spectateurs n'ont pas boudé le Zénith de Sheila à cause de la qualité(reconnue par tous les médias de l'époque,presse parisienne comprise),comme ses premières lignes le sous-entendent,mais tout simplement parce que refroidis par une image et une (fausse)réputation immuables,ils n'ont pas fait l'effort d'aller la voir,en chair et en os. Tous ceux qui ont assisté à ce spectacle grandiose en sont ressortis emballés et étonnés, je me souviens de la réaction de personnes carrément pas fan me le témoignant ensuite. Mais flop il y eut,c'est indéniable. Qui à l'époque pouvait se vanter de remplir un Zénith de 6000 places tous les soirs pendant plus d'un mois(durée prévue à l'origine)?!Peut-être Gall,et encore, ou Johnny(et encore...)?Lara,Higelin se plantèrent à l'époque mais tout fut bien vite étouffé,oublié...
La fin de l'article me semble plus intéressante dans la mesure où elle souligne le traitement de défaveur particulier(sans paranoïa aucune) dont une fois de plus Sheila a fait les frais. En revanche elle s'en remit,de cet insuccès commercial du Zénith, avec un Olympia triomphant 4 ans après. Personnellement je pense que ce dont elle ne se remit jamais vraiment ce sont ses adieux, dont l'orgueil un peu mal placé ne lui a jamais été pardonné par la profession.Merci à FranckieFrank pour ce document.




Déjà 2 semaines depuis mon dernier post...faut dire qu'entre-temps je suis tombé amoureux...et en bon Bélier que je suis ça a tendance à me consumer sérieusement...Le feu naissant que voulez-vous....En attendant merci à Eric/Titi pour cette très belle série de phtos prises par lui-même lors de la dernière de Johnny au Zénith, lorsque Sheila le rejoint sur scène pour interpréter Mon p'tit loup en duo.
Une fois n'est pas coutume, Sheila choisie comme icône mode!Il faut dire dire que tout lui souriait en cette année 77,début d'une période dorée où le Disco fit d'elle une des très rares artistes français à rayonner à l'échelle mondiale(avec Ceronne et Patrick Hernandez).
Au moment où l'on reparle de la sortie si souvent repoussée de l'intégrale de la chanteuse la question des années Carrère opposées aux années Martin se repose...L'aspect bicéphale de la carrière de Sheila semble s'articuler autour de cette fameuse fissure entre elle et l'ancien producteur tout-puissant.En 96 cet article paru dans VSD représentait un autre épisode dans une relation compliquée,passionnelle,émotive,basée sur la confrontation de deux egos bien assis, et jamais vraiment terminée...du pur Sheila quoi!
Traduction du passage consacré à Sheila dans le livret de cette compil(Les Bad Company sont un groupe hard rock des années 70):
La réponse à cette question varie selon les époques.De 1962 au début des années 80 on est tenté de dire “oui”, avec quelques autres prétendantes à ce même trône cela dit.Seulement pour Sheila l’équation est désiquilibrée:elle fait énormément de télé mais n’apparaît que rarement le micro à la main.Cela a au moins le mérite d’être clair et de ne “tromper” le public qu’à demi...Aujourd’hui tous les artistes miment leur dernier CD derrière le sacrosaint micro, sans gêne aucune,alors qu’il est évident que ce n’est pas du live tant l’interprétation est identique au son studio, sans parler des playbacks plus ou moins bien exécutés et donc facilement repérables! Seulement une autre donnée vient écorner un peu plus l’image de Sheila: pour des raisons à la fois simples et complexes elle ne fait pas de scène, si ce n’est une tournée écourtée dans les années 63/65 (où selon la chanteuse des Surfs qui assurent la 1ère partie l'idole chante et assure parfaitement en direct).En France (plus qu’ailleurs?) il faut faire de la scène pour espérer obtenir le respect,alors que la télé véhicule une image plus formattée, donc plus commerciale et artificielle.Sheila n’est visible que sur le petit écran, ce qui bien sûr n’a pas contribué à lui donner l’authenticité souhaitée. Pourtant certains passages TV de Sheila sont en direct,comme lors des célèbres Palmarès de Guy Lux, et donc non dépourvus de prise de risque...est-il plus culotté de chanter en direct absolu Jolie Môme devant des millions de téléspectateurs, sans filet, ou mimer au Palais des Congrès ses chansons parfois même réenregistrées dans les conditions du live pour l’occasion? Le cadre du sacrilège playback semble donc avoir son importance dans l’obtention de la respectabilité tant convoîtée: d’autres chanteuses , pas particulièrement réputées pour leurs prouesses vocales ,mais plutôt connues pour ne pas dédaigner l’usage du playback lors de leurs concerts, ne semblent pas inquiétées sur la question...sans doute parce qu’elles commettent l' inommable sur une SCENE, plutôt que sur un PLATEAU DE TELE !
Nouvelle évidence de la schizophrénie musicale de la plus allumée des conservatrices de la chanson française:en quelques mois elle passe des bouclettes agnelines de L'arche de Noé à celles, nettement plus sombres, du torride Danny des B.Devotion.Et le beat musical de la chanteuse de sensiblement augmenter par la même occasion!
Quelques vacheries (vérités?) sur le lifting , quelques conneries réductrices sur sa discographie encore une fois réduite à quelques vieux tubes choisis de façon bien trop partiale et qui ne fait que souligner l'ignorance de la carrière de la chanteuse de la part du journaliste mais bon...article plutôt sympa dans l'ensemble! 2 mois plus tard Sheila sortait elle aussi son album de remixes (comme Dalida!) avant de faire son retour triomphal sur la scène de l'Olympia quelques mois plus tard...
Alors..60 ou 59?Apparemment Carrère avait aussi bidouillé la date de naissance de la chanteuse,décidément l'état civil de Mlle Chancel aura souvent été sujet à de plus ou moins invraisemblables supputations!En tout cas c'est 47 pour une certaine Madonna aujourd'hui aussi...autre singulière similarité entre ces deux stars...Joyeux anniversaire Sheila!
1979..Juste avant la grande aventure Chic, la nouvelle star du Disco Européen se la joue "Maisons & Jardins"(Jacob a viré le Grec là aussi apparemment...en tout cas les mignons de Camus se sont fait discrets le temps du cliché) dans sa propriété de Cap Camarat..Blonde, bronzée,regard bleu inévitable,délicieusement Française dans un physique Américain, et sa musique qui accompagne mes premiers pas en discothèque...Sheila, comment ne pas voir que toi à l'époque dans le paysage musical féminin français?!
Les interviews intéressantes de Sheila ne sont pas légion, la presse s'intéressant à elle étant pour le moins primaire ou avide de mièvreries plus ou moins désolantes. Celle-ci représenta à l'époque la première mise au point de la chanteuse sur ce fameux "bide" du Zénith, qui accepte ici de répondre aux questions douloureuses sans détour...et avoue son manque de goût pour les "Lasvegasseries" de sa blonde copine!
Sans doute mon album préféré de Sheila,"King of the world". Une pochette réussie visuellement, même si sans rapport avec le contenu, puisque la chanteuse n'y aborde ni le problème d'atterrir en parachute en évitant raptors et autres ptérodactyles, ni celui de garder un brushing en place sous un lever de soleil du jurassique supérieur.
Dès le lendemain du tout premier concert, le 23 février 85, la presse parisienne faisait un premier bilan du grand retour scénique de Sheila. La chanteuse réussit à séduire pour la plupart tous les quotidiens de Paris et les critiques furent véritablement très élogieuses voire carrément converties ou séduites. Artistiquement parlant le spectacle de Sheila fit quasiment l'unanimité, osant même des propos dithyrambiques sur celle qui semblait enfin se faire justice.
Sheila en pleine reprise de "Mon p'tit loup"...Je me souviens avoir été totalement 'scotché" sur place devant la débauche d'énergie brute qui émanait de "cette fille-là"! Je n'applaudissais même plus, j'étais juste bouche bée...Un des moments les plus forts du concert, où Sheila révèle enfin ce qu'elle est musicalement: une rockeuse.
Liste des chansons interprétées par Sheila lors du Zénith(en intégralité ou simple extrait dans un medley) et figurant dans le programme officiel. A noter: le titre fantôme "Aimer encore" que personne n'a jamais entendu, le titre "Guerrier Massaï" rebaptisé "Break up blues", phrase qui ouvre ce titre sur l'album et est repris par Sheila et ses choeurs tout au long de la chanson, et enfin "Mon p'tit loup ça va faire mal", hommage bien sûr à Johnny...ce qui devait être une surprise est en fait clairement annoncé sur le programme!
Le titre en Une fait allusion aux arènes de Vérone où Sheila se produisit avec ses B.Devotion en 78 je crois, et où elle reçut le trophée des DJs Italiens, qui avaient totalement succombé à la tornade Disco que fut la chanteuse à l'époque...il y a peu encore à Milan dans le bus qui me conduisait de l'avion à l'hôtel j'ai eu la surprise d'entendre "Singin' in the rain" à la FM!
Petit article paru dans le défunt Numéros 1...et qui résume parfaitement la situation confuse qui semble s'être installée alors au sujet du retour sur scène de Sheila, qui ressemble de plus en plus à une annonce "Arlésienne"!Depuis 80 en effet,et la sortie de "Pilote sur les ondes", elle nous refait régulièrement le coup qui du spectacle parisien pour très bientôt,qui de la comédie musicale très longue à monter...bref...on commençait à ne plus trop y croire!
J'avais envie d'inaugurer cette nouvelle série consacrée aux titres que,à mon humble avis,Sheila aurait peut-être mieux fait de ne pas chanter,pour diverses raisons d'ailleurs. Sheila est sans conteste la chanteuse française de sa génération qui a eu le plus de virages en épingle artistiques, de tournants décisifs dans sa carrière, souvent immortalisés par une chanson en particulier...qui la propulsait soudainement dans une autre sphère musicale...Hélàs, la chanteuse a aussi la fâcheuse habitude de faire marche arrière et de pratiquement annihiler l'évolution précédente en commettant des interprétations en complète contradiction avec ses désirs évidents de changement...d'où un répertoire difficile à assumer, à cerner, et à respecter totalement au final.
Le Live de l'Olympia 2002 également certifié Disque d'or...Pour vérifier:http://www.disqueenfrance.com/certifications/album.asp?suite=10&forme_certif=8&annee=20
Quelques mois après son retour, Sheila reçoit un nouveau disque d'Or pour "Le meilleur de Sheila", sorti chez Wagram, compagnie hollandaise spécialisée dans les compils , mais non membre du SNEP. Elle en a depuis reçu un autre pour son Live Olympia 2002. Pas si mal rappelons-le pour une chanteuse qui se retrouve pratiquement dans une situation d'auto-production, sans pub ni affichage, à l'heure où la moindre StarAcadémicienne insipide se voit offrir toute une artillerie de promo au moindre single!